Qu'est-ce-que le selfcare ?

L’automédication responsable consiste, pour les individus, à soigner leurs maladies grâce à des médicaments autorisés, accessibles sans ordonnance, sûrs et efficaces dans les conditions d’utilisation indiquées (OMS, 2000), avec le conseil du pharmacien.

A cet effet, il ne s’agit plus d’automédication responsable en cas de :

  • Recours systématique dans son armoire à pharmacie à des médicaments prescrits pour soi-même ou pour quelqu’un d’autre
  • Achat d’un médicament sur internet si le site en question n’est pas autorisé par l’Ordre des pharmaciens
  • Utilisation d’un médicament en dehors des conditions spécifiées dans la notice
  • Ces pratiques s’avèrent en effet dangereuses et contraires au bon usage des produits de santé.

Dans quels cas peut-on s’automédiquer ?

Il est possible de s’automédiquer pour traiter des symptômes courants et bénins (fièvre, douleur, toux…) mais également quelques maladies spécifiques (crisehémorroïdaire, brûlures d’estomac…).
Il peut également y avoir automédication dans le cas de certaines pathologies chroniques pour lesquelles un diagnostic initial a été réalisé par le médecin (rhinite allergique, arthrose modérée du genou, migraine…) et quand le risque de pathologie grave a été éliminé.

Quelles étapes à respecter pour une automédication responsable ?

Si je ne suis pas enceinte, que je n’allaite pas, que je ne souffre pas d’une maladie de longue durée, ou si le médicament ne s’adresse pas à un enfant enbas âge, je peux utiliser des médicaments d’automédication.

  • Etape 1 : J’identifie mes symptômes
    Nez qui coule, troubles digestifs, bouton de fièvre, maux de gorge…, ce sont des petits maux auxquels j’ai déjà été confronté.
  • Etape 2 : Je demande conseil à mon pharmacien
    Je décris mes symptômes au pharmacien et je lui demande conseil pour qu’il m’oriente vers le traitement le plus adapté et m’informe des règles de bon usage.
  • Etape 3 : Je lis la notice et je prends les médicaments en respectant la posologie, la durée de traitement et les précautions d’emploi
    Avec les conseils de mon pharmacien et après lecture de la notice, je sais exactement ce que je dois prendre et sur quelle durée. Je conserve l’emballage et la notice, qui contiennent toutes les informations qui pourraient m’être utiles (indications, limite d’âge, présentation, composition, précautions d’emploi, effets indésirables possibles, conditions de conservation…).
  • Etape 4 : Si les symptômes persistent au-delà de la durée de traitement ou s’aggravent, je consulte mon médecin
    Je ne prends pas de risque.
  • Je vais voir mon médecin au moindre signe d’aggravation ou de prolongement des symptômes et je lui précise quelle spécialité d’automédication j’ai pris lorsque je le rencontre.

Une qualité de fabrication permanente et irréprochable

Soucieuse d’assurer la sécurité des patients-consommateurs, la qualité de fabrication et de mise sur le marché des dispositifs médicaux et des compléments alimentaires représente une condition essentielle à laquelle l’Afipa est attachée.

A ce titre, les laboratoires pharmaceutiques adhérents à l’association appliquent au quotidien – dans la fabrication, la mise sur le marché et le suivi de ces produits – un modèle empreint de leur expérience dans le médicament. Cela comprend notamment :

  • une communication contrôlée et adaptée au bon usage,
  • la matériovigilance ou la nutrivigilance,
  • l’audit des fabrications en interne ou en sous-traitance,
  • le traitement des réclamations qualité/produit,
  • la formation des délégués sur les produits et les remontées des cas de vigilance,
  • la traçabilité des produits.

Un cadre de distribution sûr et sécurisé

L’utilisation des dispositifs médicaux grand public et des compléments alimentaires s’intégrant, au même titre que les médicaments d’automédication, dans le cadre d’une prise en charge autonome et responsable de sa santé et de son bien-être par le consommateur, la mise à disposition de ces produits doit intervenir dans descircuits où l’individu peut bénéficier du conseil de professionnels de santé formés et informés, tels que les pharmaciens.

Pour l’Afipa, cette condition contribue en effet à garantir au patient-consommateur la délivrance d’informations validées, objectives et vérifiables ; clé de voûte à un comportement responsable et à une pratique conforme aux règles de bon usage.

Le selfcare est un terme anglais qui correspond à la prise en charge et la gestion de sa santé et de son bien-être par l’individu lui-même. De manière générale, le selfcare désigne un comportement et un mode de vie incluant différentes composantes comme la prévention, l’hygiène alimentaire ou encore l’éducation physique. L’automédication responsable est également un des aspects du selfcare.

Cette pratique permet ainsi une réponse globale à un besoin exprimé par les patients, de plus en plus à la recherche de bien-être, d’autonomie et soucieux de préserver leur santé.

Au-delà de ce comportement, l’Afipa associe le selfcare à 3 statuts de produits vendus en officine et disponibles sans prescription (donc non remboursés) :

  • Les médicaments d’automédication
  • Les dispositifs médicaux (DM) / Les dispositifs médicaux de diagnostic in vitro (DMDIV)
  • Les compléments alimentaires

Ces produits ont pour caractéristique commune d’offrir aux patients-consommateurs un éventail de possibilités pour traiter un symptôme ou améliorer leur bien-être. Par exemple, la prise en charge de la toux est possible aussi bien avec un médicament, qu’un complément alimentaire ou encore un dispositif médical d’automédication.
Les spécialités du marché du selfcare sont destinées aux individus qui souhaitent être actifs dans la gestion de leurs pathologies bénignes, avec les conseils d’un professionnel de santé et du pharmacien en particulier.